Il est notoirement difficile de mener des conversations financières avec des adolescents. Les parents ont souvent du mal à savoir ce qu’ils doivent révéler, ce qu’ils doivent contrôler et comment préparer leurs enfants à la gestion financière réelle. La littératie financière est essentielle à la réussite future, mais de nombreuses familles évitent ces discussions essentielles.
Pour plus de clarté, SheKnows s’est entretenu avec Jean Chatzky, un expert financier de premier plan et mère de deux enfants. Ses conseils se concentrent sur des stratégies pratiques pour enseigner aux adolescents l’argent, le travail et les dépenses responsables. Voici un aperçu de ses idées.
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Les principes fondamentaux : rareté et valeur temporelle
Chatzky met l’accent sur deux leçons fondamentales : l’argent est fini et le temps a de la valeur. Les adolescents doivent comprendre que leurs choix ont des conséquences. Chaque dollar dépensé pour un article signifie en renoncer à un autre. Il est tout aussi crucial de reconnaître que leur temps a un équivalent monétaire.
La meilleure façon d’inculquer cela ? Donnez-leur de l’argent de poche – sous forme d’allocations ou d’emplois – puis prenez du recul. Les parents doivent résister à la tentation de faire de la microgestion, permettant ainsi aux adolescents de commettre des erreurs et d’en tirer des leçons. Cela signifie les laisser acheter leurs propres produits de luxe (comme le matcha latte), mais aussi les obliger à faire des compromis.
“Ils doivent comprendre que tout comme vous, ils doivent choisir, et choisir de cette manière est quelque chose qu’ils devront faire toute leur vie.”
Outils de gestion de l’argent : cartes de débit et cadence régulière
Lorsque l’on donne de l’argent aux adolescents, la cohérence est essentielle. Les revenus irréguliers rendent la budgétisation impossible. Chatzky recommande une allocation régulière livrée par voie électronique (comptes liés, cartes de débit) avec des limites claires. Évitez de leur donner accès à votre carte de crédit, car cela éliminerait toute responsabilité.
Certains parents utilisent des cartes de crédit pour adolescents dotées de commandes intégrées. D’autres créent un système en boucle fermée dans lequel les adolescents reçoivent des fonds chaque semaine et doivent les « transférer » s’ils ont besoin d’argent. L’objectif est de simuler le monde bancaire réel, où les revenus arrivent de manière prévisible et nécessitent une planification.
La valeur du travail : gagner ou recevoir
Chatzky milite fortement pour que les adolescents trouvent un emploi. L’argent gagné a plus de poids que l’argent offert. Lorsque les adolescents travaillent, ils comprennent la corrélation directe entre effort et récompense. Cela les oblige également à se confronter à la valeur de leur temps.
Si un emploi n’est pas réalisable (en raison de l’école ou d’activités extrascolaires), le travail d’été est une bonne alternative. La clé est de maintenir une responsabilité financière tout au long de l’année, peut-être en économisant les revenus d’été et en les répartissant sur les mois suivants.
Épargne universitaire : une approche pragmatique
Épargner pour l’université est intimidant, mais pas impossible. Commencer tôt (même avant la naissance avec un plan 529) est idéal. Si vous êtes en retard, pas de panique. ** Visez à couvrir un tiers des frais universitaires grâce à l’épargne, un tiers grâce au revenu actuel et un tiers grâce à des prêts. **
Ratissez large lorsque vous postulez dans des collèges. Donnez la priorité aux écoles qui offrent une aide au mérite substantielle. Le collège communautaire pendant les deux premières années peut réduire considérablement les coûts. Plus important encore, soyez honnête avec votre enfant sur les réalités de l’endettement étudiant.
Travailler pendant l’université : rester investi
Travailler à temps partiel (10 à 15 heures par semaine) pendant les études universitaires est généralement bénéfique. Cela représente un enjeu financier dans leur éducation, les motivant à terminer à temps. Les étudiants qui contribuent financièrement sont plus susceptibles de prendre leurs études au sérieux.
Transparence : ce qu’il faut partager, ce qu’il faut garder privé
Bien qu’une divulgation financière complète ne soit pas nécessaire, les adolescents doivent comprendre la sécurité financière de leur famille. Partagez les détails pertinents pour leur vie (budgets universitaires, limites de dépenses). Évitez les révélations inutiles sur les salaires, mais soyez franc sur ce qui est réaliste.
En fin de compte, l’objectif est de former des adultes possédant des compétences financières, capables de prendre des décisions éclairées, de gérer leurs dettes de manière responsable et de valoriser leur temps et leur argent.
